Unevague de froid s'est installée en Bretagne depuis plusieurs jours. Les températures sont glaciales. Et cela inquiÚte les agriculteurs. A Pacé, prÚs de Rennes, Eric Bocel s'adapte pour
Cet Ă©lĂ©ment est la seconde partie de notre publication du 28 Janvier 2019 qui traite de la GESTION TECHNICO-ECONOMIQUE D’UNE ACTIVITE DE PRODUCTION animale et plus gĂ©nĂ©ralement vĂ©gĂ©tale, maraĂźchĂšre, horticole, sylvicole, piscicole ou de transformation agroalimentaire. A l’instar de l’approche du thĂšme dans la publication prĂ©cĂ©dente, nous avons encore une fois essayĂ© de rester simple, basique et concret sur les aspects de coĂ»ts et de compĂ©titivitĂ© des exploitations agricoles pour une apprĂ©hension aisĂ©e par le plus grand nombre. Avant toute chose, nous tenons Ă  clarifier qu’il s’agit de principes de gestion spĂ©cifiques au monde agricole et qui ne sont ni exhaustifs, ni exclusifs ; notre objectif est de partager l’information et de sensibiliser sur certains aspects qui parfois Ă©chappent aux promoteurs et qui peuvent ĂȘtre source de baisse ou de faible productivitĂ© ou carrĂ©ment d’échec. Chacun pourra y puiser des Ă©lĂ©ments afin de mettre plus de chances de son cĂŽtĂ© Ă  la crĂ©ation de son exploitation pour ceux qui souhaitent s’engager dans l’Agriculture en gĂ©nĂ©ral, et quant Ă  ceux qui y sont dĂ©jĂ  engagĂ©s, nous espĂ©rons qu’ils y trouveront une source d’inspiration additionnelle. PREAMBULE D’aucuns disent que LA TERRE NE MENT JAMAIS
 » ; Cependant, cette assertion ne saurait ĂȘtre vraie Ă  notre humble avis que si l’on rajoute l’extension 
A CONDITION DE SAVOIR BIEN S’Y PRENDRE. ». Pourquoi ? Parce qu’il y a des fondamentaux minima Ă  savoir et Ă  prendre obligatoirement en compte pour rĂ©ussir la conduite d’une activitĂ© agricole. Aussi, tenons-nous, avant de continuer, Ă  apporter trois clarifications fondamentales qui sont des spĂ©cificitĂ©s majeures propres Ă  l’activitĂ© agricole. A- LES 3 CARACTERISTIQUES DE TOUTE ACTIVITE AGRICOLE 1- ATOMICITE DE LA PRODUCTION il y a une foultitude de producteurs Ă©parpillĂ©s un peu partout sur chaque territoire, dans chaque pays ; 2- INCERTITUDE RELATIVE A LA PRODUCTION l’activitĂ© agricole prĂ©sente toujours un facteur incertitude » impactant plus ou moins le rendement et donc l’économie ; 3- RECOURS A L’ETRE VIVANT l’agriculteur, tout acteur du monde agricole travaille avec du vivant que ce soit vĂ©gĂ©tal ou animal, c’est une matiĂšre vivante ça peut tomber malade, avoir froid, avoir chaud, ĂȘtre dĂ©shydratĂ©, souffrir de malnutrition, avoir faim etc
 et cela compte !!! B- LES 4 CARACTERISTIQUES DES PRODUITS AGRICOLES 1- CARACTERE PERISSABLE les denrĂ©es agricoles sont plus ou moins hautement pĂ©rissables dans des dĂ©lais plus ou moins courts c’est un paramĂštre Ă  intĂ©grer et maĂźtriser ; 2- CARACTERE PONDEREUX les denrĂ©es agricoles sont plus ou moins lourdes quand il s’agit de les transporter d’un point A Ă  un point B
donc l’état des routes et pistes peuvent dĂ©grader la qualitĂ© finale du produit Ă  prĂ©senter au client et par consĂ©quent, il faut forcĂ©ment penser aux conditionnements primaire ou dĂ©finitif avant tout chargement pour le transport sinon la plus petite dĂ©prĂ©ciation impactera nĂ©gativement sur le prix de vente du produit et donc l’économie ; 3- OFFRE VARIABLE EN QUANTITE ET QUALITE la multiplicitĂ© des producteurs voir ci-dessus le point relatif Ă  l’atomicitĂ© de la production implique forcĂ©ment une variabilitĂ© plus ou moins grande de la production autant en qualitĂ© qu’en quantitĂ© ; 4- CARACTERE DE MATIERES PREMIERES POUR L’INDUSTRIE DE LA TRANSFORMATION les denrĂ©es agricoles peuvent constituer Ă  un moment ou un autre des matiĂšres premiĂšres pas que pour l’industrie agroalimentaire mais pour les industries en gĂ©nĂ©ral marchĂ© cible, l’industrie vient concurrencer l’alimentation humaine et provoque une modification de la configuration type du marchĂ© Ă  des moments donnĂ©s. C- LES 3 CARACTERISTIQUES DE LA DEMANDE EN PRODUITS AGRICOLES 1- ATOMICITE DE LA DEMANDE la demande est Ă©parse, permanente, plus ou moins constante variable en taille mais Ă©galement en profondeur, tous les segments du marchĂ© sont affectĂ©s ; 2- EXIGENCE DES CONSOMMATEURS la demande en produit de qualitĂ© ne cesse de s’accroĂźtre surtout depuis les annĂ©es 2000 avec l’émergence d’une importante classe moyenne de plus en plus exigeante dans les grandes villes africaines ; 3- REVENUS le niveau de revenu des consommateurs couvre le panel complet de la population du plus fortunĂ© Ă  l’indigent. Dans un monde devenu global, penser Ă  sa petite Ă©chelle est illusoire ; se le permettre, c’est garantir prestement son Ă©chec. Les exploitations de petites tailles souffrent dĂ©jĂ  des effets de la globalisation autant que les grandes mĂȘme si ces derniĂšres peuvent mieux s’en sortir. Il est donc indispensable de penser globalement quand l’on dĂ©cide de s’investir dans telle ou telle spĂ©culation. Etant donnĂ© la permĂ©abilitĂ© de nos frontiĂšres, l’absence de lois assurant une protection minimale aux producteurs locaux et quand elles existent leur non application diligente, et chose incroyable, la prĂ©fĂ©rence des africains eux-mĂȘmes aux produits primaires mais aussi manufacturĂ©s fabriquĂ©s hors du continent, il est crucial d’élever localement le niveau de qualitĂ© et d’assurer la disponibilitĂ© des produits en quantitĂ© sur TOUS LES SEGMENTS du marchĂ©. Ainsi donc, aprĂšs le choix du site d’installation et de l’activitĂ© ou des activitĂ©s Ă  mener voir notre publication du 28 Janvier 2019, la non prise en compte de ces trois points majeurs A, B et C ci-dessus dĂ©taillĂ©s lors du dimensionnement de l’activitĂ© et du fine tuning » du ciblage de la clientĂšle par produit faussera indubitablement les projections financiĂšres et impactera plus ou moins sĂ©rieusement la sĂ©rĂ©nitĂ© dans la conduite de l’exploitation Ă  terme. LES FACTEURS DE COUT DE PRODUCTION ET LA STRATEGIE POUR UNE BONNE COMPETITIVITE Trois observations 1- Plusieurs Ă©lĂ©ments rentrent en considĂ©ration dans la dĂ©termination du coĂ»t de production ; 2- Toutes les charges/dĂ©penses doivent absolument ĂȘtre prises en compte lors de la dĂ©termination du coĂ»t de production de tout produit quel qu’il soit ; 3- Etant donnĂ© les spĂ©cificitĂ©s propres Ă  chaque spĂ©culation, il est crucial d’identifier systĂ©matiquement les principales charges et d’y prĂȘter grande attention On n’en parle pas souvent mais en agriculture, la proactivitĂ© et l’un des facteurs menant au succĂšs. Etre proactif dans la gestion des charges lourdes amĂ©liorera la compĂ©titivitĂ© globale de l’exploitation ou de l’activitĂ©. Selon les cas, ces charges lourdes peuvent ĂȘtre – L’alimentation seules la technicitĂ© et l’ingĂ©niositĂ© de l’éleveur peuvent permettre de la gĂ©rer de maniĂšre optimale [Ă©laborer sa propre provende ou l’acheter ? – nous y reviendrons dans un autre article] ; – Les matiĂšres premiĂšres achat d’animaux, de semences, de matiĂšres premiĂšres nutrition animale; au dimensionnement, le poids de ces intrants doit faire l’objet d’une attention particuliĂšre quantitĂ©, pĂ©riode optimale d’acquisition selon un planning de production ou selon les pĂ©riodes de baisse des prix sur les marchĂ©s car ils peuvent plomber » la trĂ©sorerie de l’exploitation tout simplement ; – L’amortissement des investissements faire des investissements judicieux, adaptĂ©s au milieu technologie embarquĂ©e dans les installations et/ou Ă©quipements et au niveau de production que l’on veut atteindre Ă  terme ; – La rĂ©munĂ©ration la qualitĂ©, l’expertise et la disponibilitĂ© de la main d’Ɠuvre les animaux et les plantes ne connaissent pas de jours fĂ©riĂ©s, ni les retards Ă  la prise de service Ă  cause de la pluie ou d’une panne mĂ©canique ou encore d’une maladie etc ; [C’est un aspect que beaucoup de promoteurs nĂ©gligent ; or, c’est une question de survie !] ; – Le transport la mauvaise adĂ©quation de certains Ă©lĂ©ments [type d’activitĂ© – site d’installation – localisation des fournisseurs et de la clientĂšle] peut constituer un facteur de coĂ»t pouvant impacter la rentabilitĂ© de l’exploitation dĂšs le dĂ©but ou Ă  terme selon les cas ; – Les produits vĂ©tĂ©rinaires la technicitĂ© de l’éleveur la mise en Ɠuvre d’un plan de prophylaxie adaptĂ© Ă  mon milieu, le niveau d’hygiĂšne de l’exploitation, le niveau de rĂ©sistance de la souche choisie etc entrent en jeu dans la maĂźtrise de cette ligne de charges [ce qui marche pour le voisin n’est pas forcĂ©ment ce qui est adaptĂ© Ă  mes rĂ©alitĂ©s et mes objectifs – le copier-coller » ne marche pas Ă  tous les coups ici] ; – Les produits phytosanitaires ici Ă©galement, c’est la technicitĂ© du producteur bonne connaissance de la spĂ©culation, bonne maĂźtrise des principales maladies affectant la culture selon les phases vĂ©gĂ©tatives et la pĂ©riode de l’annĂ©e et sa bonne connaissance du milieu qui lui permettront de minimiser les coĂ»ts en produits phytosanitaires. Si l’exploitation conduit simultanĂ©ment plusieurs spĂ©culations animales et/ou vĂ©gĂ©tales, il est important de savoir approximativement tout au moins les quantitĂ©s et volumes Ă  affecter par produit ou type de charges servant Ă  la production de ces spĂ©culations Ă  la fois. PROCEDURE DE DETERMINATION DU COUT DE PRODUCTION Pour dĂ©terminer le juste coĂ»t de production, il faut toujours garder en esprit que a- Il faut connaĂźtre les normes et standards de la production et si possible, les performances intrinsĂšques Ă  la race/souche Ă©levĂ©e ou la variĂ©tĂ© cultivĂ©e ; b- Il faut au moins une Ă  deux annĂ©es de production continue pour pouvoir dĂ©terminer le JUSTE COUT DE PRODUCTION sur son exploitation. Ce dĂ©lai permettra d’avoir un ou plusieurs exemples types propre Ă  votre milieu et Ă  vos conditions de production ; c- Il faut se baser sur ses rĂ©alisations, son budget prĂ©visionnel et les coĂ»ts de production standards de la spĂ©culation pour avoir une idĂ©e du coĂ»t de production au cours des deux premiĂšres annĂ©es d’exploitation. ConcrĂštement, Ă  titre didactique, prenons un exemple type et essayons de dĂ©terminer les coĂ»ts de production ou plutĂŽt la NORME DE PRODUCTION D’UNE UNITE LOCALE ». De par sa simplicitĂ© au niveau comptable, nous nous proposons d’utiliser comme exemple l’élevage des poulets de chair pour cette Ă©tude de cas. ETUDE DE CAS ELEVAGE DE POULET DE CHAIR La dĂ©termination du juste coĂ»t de production d’une unitĂ© dans le cas d’espĂšce se fait en trois temps Dans un premier temps, dĂ©terminer le coĂ»t de production d’un poussin Ă  4 semaines d’ñge avant prise en compte de la mortalitĂ© ; Dans un second temps, dĂ©terminer le coĂ»t de production d’un poussin Ă  4 semaines d’ñge aprĂšs prise en compte de la mortalitĂ© ; Dans un troisiĂšme temps, dĂ©terminer le coĂ»t de production d’une unitĂ© Ă  8 semaines d’ñge. L’exercice de la dĂ©termination du coĂ»t de production phasĂ© par phase/stade de dĂ©veloppement est fondamental. Cela permet d’identifier les goulots d’étranglement et de prendre consĂ©quemment les dĂ©cisions de gestion en correction. Avec le temps, Ă  la lecture des indicateurs technico-Ă©conomiques, l’on pourra se passer de cet exercice. Mais au dĂ©part, il est conseillĂ© de prendre le temps de le faire. OBSERVATION La durĂ©e d’élevage d’un poulet de chair est de 8 semaines max dont 4 semaines en poussiniĂšre. Au-delĂ  de la 8Ăšme semaine d’élevage, l’éleveur perd systĂ©matiquement de l’argent chaque jour car la croissance pondĂ©rale n’est plus significativement rentable. La rentabilitĂ© d’un Ă©levage de poulet de chair est dans la rapiditĂ© de la croissance pondĂ©rale de par la capacitĂ© de l’animal Ă  convertir efficacement un aliment de qualitĂ© gĂ©nĂ©ralement cher en chair. DĂ©termination du coĂ»t de production d’un poussin de 4 semaines d’ñge avant prise en compte de la mortalitĂ© ConsidĂ©rez un Ă©leveur ayant acquis 5 300 poussins de chair d’un jour Ăąge. Au bout de 28 jours, son point par sujet est le suivant les rĂ©alitĂ©s peuvent varier selon les pays Postes de charge Montant supportĂ© par poussin F CFA Achat du poussin 550 Provende 220 Produits vĂ©tĂ©rinaires 15 Salaires 70,25 Fournitures administratives 0,5 Eau 0,25 ElectricitĂ© 15,98 Copeaux de bois 60 Autres charges dont transport 6,76 Amortissement 11,58 ———————————————— Total 950,32 DĂ©termination du coĂ»t de production d’un poussin de 4 semaines d’ñge aprĂšs prise en compte de la mortalitĂ© Nombre de poussins achetĂ©s 5 300 Taux de mortalitĂ© 4,5% 240 sujets morts Effectif ayant atteint la phase d’engraissement 5 060 Estimation de la valeur des 240 poussins morts * 240 x 950,32 F/s = 228 076,80 F * Dans l’estimation, il a Ă©tĂ© considĂ©rĂ© que tous les sujets sont morts au mĂȘme moment plus ou moins. Sur le terrain, si le suivi est bien fait grĂące aux outils de suivi – voir notre publication du 28 Janvier 2019, il est possible d’arriver Ă  une estimation de la perte hebdomadaire. RĂ©partition de la charge de la perte aux sujets vivants Ă  l’entrĂ©e en engraissement 228 076,80 F/s / 5 060 s = 45,074 F Postes de charge Montant supportĂ© par poussin vivant F CFA Valeur d’un poussin de 4 semaines 550 Quote part de la valeur des sujets morts Ă  faire supporter par chaque sujet vivant 45,074 —————————————————— Valeur d’un poussin vivant Ă  4 semaines d’ñge 595,074 F DĂ©termination du coĂ»t de production d’une unitĂ© =poulet avant mortalitĂ© Postes de charge Montant supportĂ© par une unitĂ© F CFA Poussin de 4 semaines 595,074 Provende 700 Produits vĂ©tĂ©rinaires. 10 Salaires 85,30 Fournitures administratives 0,395 Eau 1 ElectricitĂ© 3 Copeaux de bois 130 Autres charges dont transport 7,175 Amortissement 16,178 ———————————————- Total 1 548,122 Effectif ayant atteint la phase d’engraissement 5 060 Taux de mortalitĂ© 0,5% 26 Effectif commercialisable 5 034 Estimation de la valeur des poulets morts en phase d’engraissement 26 s x 1 548, 122 F/s = 40 251,172 F* * Dans l’estimation, il a Ă©tĂ© considĂ©rĂ© que tous les sujets sont morts au mĂȘme moment plus ou moins. Sur le terrain, si le suivi est bien fait, il est possible d’arriver Ă  une estimation de la perte hebdomadaire. RĂ©partition de la charge de la perte en engraissement aux sujets commercialisables 40 251,172 F/s / 5 034s = 8 F Postes de charge UnitĂ© commercialisable F CFA Valeur d’un poulet commercialisable 8 semaines 1 548,122 Quote part valeur des sujets morts en engraissement 8 ———————————————————- Valeur d’une unitĂ© commercialisable 1 556,122 F CFA soit 1 557 F Le coĂ»t de production d’une unitĂ© de poulet de chair revient donc Ă  F CFA 1557 soit €2,37 Pour un sujet d’un poids moyen vif de 2,5 kg, le coĂ»t de production du kilogramme vif reviendrait Ă  F CFA 622,8 F soit €0,949 Quelle que soit la spĂ©culation animale, vĂ©gĂ©tale, piscicole, la procĂ©dure est identique mĂȘme si les paramĂštres changent. STRATEGIE POUR UNE BONNE COMPETITIVITE Avant le lancement du projet ou de l’exploitation, en dehors des diffĂ©rents paramĂštres sur lesquels nous sommes revenus de long en large dans la premiĂšre partie de cette publication voir la publication du 28/01/2019 et les Ă©lĂ©ments ci-dessus, plusieurs autres aspects devront ĂȘtre pris en compte pour pouvoir atteindre un bon niveau de compĂ©titivitĂ©. PĂ©nĂ©trer les mĂ©andres de l’économie n’est pas notre but dans cette section ; il y a des ressources compĂ©tentes nettement mieux indiquĂ©es pour cela. Ici, nous souhaitons seulement, au regard des 3 particularitĂ©s propres au monde agricole et prĂ©cisĂ©es au dĂ©but, attirer l’attention sur certains aspects clĂ©s de la compĂ©titivitĂ© dans le secteur au regard de notre expĂ©rience. La vente des produits agricoles ne dĂ©butent pas Ă  la rĂ©colte, ni Ă  la collecte des Ɠufs, ni encore au conditionnement des produits maraĂźchers, des fruits ou autres produits etc
 LA VENTE NE SE CONCOIT PAS APRES LA PRODUCTION. La vente est dĂ©jĂ  opĂ©rĂ©e, assurĂ©e pour tout au moins l’essentiel de la production vu les caractĂ©ristiques des denrĂ©es agricoles avant sa production, au tout dĂ©but de la dĂ©cision finale de s’investir dans telle ou telle activitĂ© et l’optimum de compĂ©titivitĂ© pourra ĂȘtre atteint par les produits issus de l’exploitation lorsque l’on a bien ciblĂ© 1. L’activitĂ© Ă  mener utilitĂ©, impact sur le milieu
 ; 2. La souche Ă  Ă©lever ou les spĂ©culations Ă  cultiver ; 3. Le site de production localisation par rapport aux fournisseurs et au marchĂ© potentiel ; 4. Les Ă©quipements de production investissement ayant le meilleur rapport qualitĂ©/prix et avec une technologie embarquĂ©e pouvant facilement ĂȘtre entretenue par les ingĂ©nieurs locaux ; 5. Les besoins du marchĂ© visĂ© ou des marchĂ©s visĂ©s ; 6. Les politiques d’approvisionnement et de commercialisation ; 7. La technique de production choix des matiĂšres premiĂšres, politique de rationnement, heures de service
maĂźtrise technique des spĂ©culations et des coĂ»ts de production standards 
 ; 8. Le conditionnement du produit choix du format de prĂ©sentation du produit, choix du type de conditionnement Ă©ventuel selon le segment du marchĂ© visĂ© ; 9. La pĂ©riode de mise en vente du produit
 -non exhaustif- Si tous ces diffĂ©rents paramĂštres citĂ©s ci-dessus sont pris en compte ou rĂ©ajustĂ©s judicieusement, les produits issus de votre exploitation ne peuvent qu’ĂȘtre compĂ©titifs ou parmi les plus compĂ©titifs du segment du marchĂ© ciblĂ© !!! Cependant, il est important de rester pragmatique et objectif car hormis les exploitations spĂ©cialisĂ©es assurant une ou deux spĂ©culations, la plupart de nos exploitations en Afrique sont engagĂ©es au minimum dans cinq spĂ©culations voire plus au regard de notre expĂ©rience. Aussi est-il difficile d’ĂȘtre compĂ©titif sur toutes les spĂ©culations dans lesquelles l’on s’engage Ă  la fois. L’astuce, c’est d’avoir un ou deux produits phares compĂ©titifs, avec une plus-value consĂ©quente et trĂšs demandĂ©s par la clientĂšle. Ces produits phares, sur lesquels un accent particulier devra ĂȘtre mis au niveau commercial, pourront donc tirer » les autres produits de la ferme et ainsi, assureront l’image commerciale de l’exploitation et finiront par procurer une identitĂ© propre Ă  votre ferme un ou deux produits peuvent tirer toute une sĂ©rie de produits de la ferme !!!. Cependant, VENDRE EST UNE CHOSE ET ETRE PAYE EN EST UNE AUTRE ! GĂ©rer une activitĂ© agricole sans Ă©tablir au prĂ©alable un budget, sans mettre en place un plan de trĂ©sorerie, c’est garantir son Ă©chec. La planification est une conditionnalitĂ© de la rĂ©ussite. Aussi Ă©tonnant que cela puisse paraĂźtre, nombreux sont les acteurs du monde agricole en Afrique qui s’investissent dans des activitĂ©s agricoles sans avoir Ă©tabli au prĂ©alable un budget prĂ©visionnel ou un plan de trĂ©sorerie et qui sollicitent Ă  rebours l’assistance d’un conseil ou de techniciens pour corriger le tir et malheureusement, trĂšs souvent, il est dĂ©jĂ  trop tard. Des centaines de milliers de francs ou des millions de francs y sont dĂ©jĂ  engloutis
à perte !! Aussi banale que peut paraĂźtre l’activitĂ© agricole, c’est un monde de technicitĂ©s multiples et d’une foultitude de dĂ©tails. L’apparente banalitĂ© de l’agriculture attire beaucoup de personnes dĂ©sireuses d’y investir mais qui sont non seulement mal aguerries mais Ă©galement mal informĂ©es sur tout sur ce qui les attend dans la rĂ©alitĂ© de la gestion d’une exploitation agricole. Ce n’est pas un hasard si la formation d’ingĂ©nieur agronome est l’une des plus complĂštes et complexes qui soit au monde. En consĂ©quence, pour bien gĂ©rer une entreprise agricole, il est absolument indispensable de 1. Etablir un budget ; 2. ConnaĂźtre le cycle et les spĂ©cificitĂ©s de sa production ; 3. Bien connaĂźtre son milieu d’installation, le marchĂ© visĂ© et la capacitĂ© des fournisseurs ; 4. Etablir un plan de trĂ©sorerie rĂ©aliste et contextuel ; 5. Se poser toujours la question de l’utilitĂ© et de la pertinence de chaque investissement initiĂ©. Pour arriver Ă  bien gĂ©rer la trĂ©sorerie, il faut avoir rĂ©alisĂ© un budget de trĂ©sorerie ou plan de trĂ©sorerie rĂ©aliste intĂ©grant parfaitement les trois premiers points ci-dessus Ă©numĂ©rĂ©s, avoir une bonne maĂźtrise des ressources ventes, subventions, prĂȘts
 et des dĂ©penses =budget des achats en effet, quand l’on connaĂźt la quantitĂ© de produits Ă  vendre, on doit ĂȘtre capable de chiffrer le montant des achats en partant des normes et standards propres Ă  l’activitĂ©. Ces prĂ©visions devront ĂȘtre dĂ©taillĂ©es au moins mensuellement. Parmi les paramĂštres pouvant rendre attractifs les produits, il y a les conditions de vente. A partir d’un certain volume de produits Ă  mettre sur le marchĂ©, des dĂ©lais de paiement s’imposent forcĂ©ment et c’est un paramĂštre Ă  intĂ©grer vendre est une chose et ĂȘtre payĂ© en est une autre !!! Il s’agira Ă©galement de nĂ©gocier forcĂ©ment des dĂ©lais de paiement avec les fournisseurs ; des dĂ©lais au moins plus longs que ceux de recouvrement des crĂ©ances afin de garder Ă  flot sa trĂ©sorerie et poursuivre l’activitĂ©. DANS LE MONDE AGRICOLE, LES DIFFERENCES D’AMPLEURS ET DE RYTHMES ENTRE LES FLUX FINANCIERS D’ENTREES ET CEUX DE SORTIES SONT EXTREMEMENT VARIABLES ET SONT FONCTION DES TYPES D’ACTIVITES. CES DIFFERENCES DEVRONT ETRE TRES VITE BIEN MAITRISEES AFIN DE RESPECTER LES ENGAGEMENTS ENVERS LES FOURNISSEURS, LES BANQUES OU ORGANISMES DE CREDIT POUR GARDER LEUR CONFIANCE. EN CONCLUSION Nous tenons Ă  prĂ©ciser que le volet relatif Ă  la commercialisation des produits agricoles proprement dite n’a pas Ă©tĂ© abordĂ© en profondeur car c’est un sujet bien plus dense qui mĂ©rite Ă  lui seul un article. Nous n’avons pas la prĂ©tention d’avoir Ă©tĂ© complet ; toutefois, nous espĂ©rons que cette publication faite en deux temps aura permis Ă  de saisir la complexitĂ© et les spĂ©cificitĂ©s du monde agricole, d’une activitĂ© agricole et les prĂ©cautions Ă  prendre en s’y engageant. Nous sommes convaincus que la terre ne ment pas » mais pour garantir le succĂšs et un retour sur investissement rapide, il faut absolument savoir bien s’y prendre »  SeedsCore. Article publiĂ© le 18 fĂ©v. 2019
PDF| On Jan 1, 2006, An-Te Nguyen and others published Exploitation des données "disponibles à froid" pour améliorer le démarrage à froid dans les systÚmes de filtrage d'information | Find
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Envéhicule électrique batterie il y a trois pertes (acheminement, recharge, moteur), ce que donne environ: 100 * 0.9 * 0.85 * 0.9 = 68kWh. freechelmi trÚs drÎle ce commentaire parodique Atrois on a moins froid. Pop mange de toutes les couleurs . Les trois ours. Quatre petits coins de rien du tout. Le labyrinthe . MadamAbine. Blog déstiné au partage d'idées d'aménagement de classe maternelle, d'activités,
Atrois on a moins froid (Elsa Devernois et Michel Gay) C’est l’hiver, il fait trĂšs froid et le hauffage ne marhe plus hez KIPIC le hĂ©risson. Comme il fait nuit, le dĂ©panneur ne pourra pas venir rĂ©parer avant demain matin. Mais soudain on frappe Ă  la porte : Toc, toc, Kipic demande :

LaFrance compte 13 turbines Ă  combustion. Il y en a cinq dans le FinistĂšre, deux Ă  Dirinon et trois Ă  Brennilis. Petit tour sur le site d’EDF dans les monts d’ArrĂ©e. LĂ , deux turbines

Unnouveau labo. Le PĂŽle Cristal est spĂ©cialisĂ© dans le domaine du froid et de la climatisation, une formation dispensĂ©e au lycĂ©e de la Fontaine des Eaux, qui l’a hĂ©bergĂ© pendant quelques Vt005Da.
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